Tout est fait maison. Sauf les compliments. Ils viennent de vous.

Comment est née la Pinsa ? 

La pinsa romana, telle qu’on la mange aujourd’hui, est née à Rome au début des années 2000. Elle a été mise au point par Corrado Di Marco, un entrepreneur romain spécialisé dans les farines, qui a déposé le nom « pinsa » en 2001. Son nom, lui, vient bien du latin pinsere, « écraser, étirer ». Et c’est là que l’histoire se complique.

La pinsa existait-elle dans la Rome antique ?

Pas vraiment. Et c’est le petit secret que beaucoup oublient de te dire.

L’histoire qu’on raconte souvent : les paysans autour de la Rome antique pétrissaient des galettes de céréales (épeautre, orge, millet), les écrasaient à la main et les cuisaient sur la braise. Ces galettes ont bien existé, sous une forme ou une autre, dans tout le bassin méditerranéen.

Mais la pinsa romana d’aujourd’hui n’a rien d’une recette retrouvée dans un vieux grimoire. Le récit antique est surtout une belle histoire de marketing.

Qui a eu l’idée de la pinsa romana ?

L’inventeur de la pinsa moderne, c’est Corrado Di Marco, à la tête d’une entreprise romaine de farines. Son idée : créer une pâte plus légère et plus aérée que la pizza classique, grâce à un mélange de farines et à une hydratation très élevée.

Les grandes étapes :

  • 2001 : Di Marco dépose le nom « pinsa » et lance son mélange de farines.
  • Les années suivantes : la pinsa se répand dans les pizzerias de Rome, puis dans toute l’Italie.
  • 2016 : il fonde l’association Originale Pinsa Romana, qui fixe un cahier des charges et un logo pour les pizzerias qui suivent sa recette

Ce cahier des charges n’est pas une appellation officielle comme une AOP ou une IGP. C’est une démarche privée. N’importe qui peut donc appeler son produit « pinsa ».

Pourquoi la pinsa est-elle devenue aussi populaire ?

Parce qu’elle coche plusieurs toutes les cases. Elle est croustillante et moelleuse, elle se garnit comme une pizza mais se mange plus facilement, et elle a ce petit côté « nouveau mais authentique » qui fait mouche.

Le storytelling a aussi beaucoup aidé, on ne va pas se mentir. Mais si la pinsa tient depuis plus de vingt ans, c’est surtout parce qu’elle est bonne.

Depuis quelques années, elle est arrivée en France et concurrence la focaccia  : en pizzeria, en street food, et même en version précuite au rayon frais des supermarchés. Pas tout à fait la même expérience.

Quelle est la différence entre une pizza et une pinsa ?

À défault de leurs forme beaucoup de personnes ne distinguent pas la différence entre une pinsa et une pizza.  Mais pas soucis , nous les avons décomposées pour vous ! 

PINSA
  • Un mélange de farines : blé, riz et soja.
  • Une forme ovale, façon galette romaine.
  • Une pâte qui repose 48 à 72 h.
  • Beaucoup d'eau dans la pâte, d'où les grosses bulles.
  • On la presse du bout des doigts, sans l'étirer.
  • Croustillante dessous, aérienne dedans.
  • Réputée plus légère à digérer.
PIZZA
  • Une pâte à la farine de blé, tout simplement.
  • Une forme ronde, la classique.
  • Une pâte qui lève de quelques heures à 24 h.
  • Moins d'eau, donc une mie plus serrée.
  • On l'étire à la main ou au rouleau.
  • Fine et croustillante, ou moelleuse à la napolitaine.
  • La reine des soirées partagées.

Rechercher

Catégories

Publications récentes

tags

pinsa – perpignan – perpignan food guide – trattoria – italie – street food – focaccia – restaurant

Horaires

Le meilleur de la street food italienne